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Foire Aux Questions

Auteur:
M. Gambacciani
Gynaecologist
Dernière Analyse: 21/02/2003

A propos de la ménopause

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Quand passer des contraceptifs oraux (COs) à la thérapie de substitution hormonale (TSH)?

Question: Les COs sont devenus très populaires pour le contrôle du cycle menstruel irrégulier et pour la contraception parmi les femmes péri ménopausées. Ceci rend la question suivante importante: quand passer d'un contraceptif oral à la TSH?
[Liste des F.A.Q.] [F.A.Q. Suivante]


Réponse: Une femme qui prend un contraceptif oral, ingère normalement deux hormones, un type de progestogène (qui agit comme contraceptive) et un type d'estrogène (qui réduit les effets collatéraux du progestogène). Une femme qui a besoin d'une thérapie de substitution hormonale pour des plaintes liées à la ménopause, ingère normalement un type d'estrogène et, si elle a encore l'utérus, un type de progestogène pour le protéger. Les COs contiennent beaucoup plus d'hormones par rapport aux doses trouvées dans la thérapie de substitution hormonale pour la ménopause. La quantité augmentée sert à protéger d'une grossesse non voulue. Les femmes ne devraient pas continuer à prendre des doses trop élevées d'hormones. Si les femmes n'ont plus de partenaire, elles peuvent passer à des doses inférieures sans problème. Les femmes qui ont encore un partenaire devraient être examinées pour savoir si elles ont rejoint la ménopause. Les femmes qui ne prennent pas de contraceptifs oraux sauront qu'elles ont atteint la ménopause car leurs règles s'arrêteront (la ménopause est confirmée après 12 mois consécutifs sans règles). Cependant, celles qui prennent des contraceptifs oraux continueront à avoir leurs règles. Pour confirmer la ménopause de ces femmes, il a été suggéré qu'une analyse de sang pour mesurer l'hormone stimulant des follicules (FSH) soit faite au début et à la fin d'une semaine sans pilule. Le FSH devrait augmenter parmi les femmes ménopausées, lorsque la pituitaire secrète de plus en plus de cette hormone dans ses vains efforts de stimuler l'ovaire pour expulser l'ovule. Très peu de données sont disponibles pour confirmer cette recommandation. Une petite étude a mesuré les niveaux d'hormones dans quatre groupes d'âge différents au début et à la fin de la semaine privée de pilule. Ni l'estrogène, ni le FSH pouvaient identifier correctement toutes les femmes ménopausées. Des femmes, que l'on savait être ménopausées, n'avaient pas eu le pic de FSH attendu. Les auteurs recommandent d'arrêter le contraceptif oral au moins pendant une ou deux semaines, ensuite mesurer le FSH et l'estradiol pour augmenter la précision. Une recherche ultérieure doit être accomplie.



Relation entre ménopause et dépression

Question:
Je suis confuse. Récemment j'ai entendu dire que la ménopause n'est pas liée à la dépression, cependant plusieurs femmes pendant la périménopause apparaissent déprimées et de mauvaises humeur.
[Liste des F.A.Q.] [F.A.Q. Suivante]  


Réponse: La confusion dérive en partie du fait que le terme dépression peu s'appliquer à un symptôme (se sentir triste), à une humeur (le sentiment prédominant au fil du temps), ou à une syndrome. La syndrome de la dépression est normalement appelée syndrome dépressive majeure (ou maladie) et il s'agit d'une humeur très triste qui continue sur plusieurs semaines, accompagnée par certains des symptômes suivants: insomnie, appétit, concentration et mémoire, pensées suicides, un manque de plaisir, fatigue augmentée - par moments - sentiments de culpabilité et désespoir. Parfois, le sentiment de dépression peut s'alterner à des cycles pendant lesquels l'individu ressent exultation et grandiosité au lieu de se sentir très déprimé. Ceci est arrive souvent en cas de désordre bipolaire ou maniacodépressif. Pour répondre à votre question, il n'existe pas de lien entre la ménopause et la syndrome dépressive.

Question: Est-ce que les femmes ressentent plus de la dépression que les hommes? Et est-ce les femmes ménopausées ont plus de probabilité de souffrir de désordres dépressifs?
[Liste des F.A.Q.] [F.A.Q. Suivante]  


Réponse: Oui, les femmes ressentent deux fois plus que les hommes de désordres dépressifs, du début de l'adolescence à la cinquantaine. Ceci arrive dans presque toutes les cultures. Il se pourrait que les femmes aient un meilleur souvenir que les hommes. Plus probablement, il s'agit de facteurs génétiques, cycles hormonaux, et problèmes psychologiques qui rendent les femmes plus vulnérables à des évènements comme l'abus ou la victimisation pendant l'enfance. Les femmes peuvent ressentir des symptômes dépressifs pendant le temps où elles passent à travers la ménopause, quand les hormones ovariennes sont en diminution, et il peut y avoir des évènements liés à l'âge adulte. Les femmes pendant ces années sont plus irritables, souffrent de migraines, et d'une dépendance émotionnelle, mais pas de désordres dépressifs à moins qu'elles aient eu des épisodes passés de désordres dépressifs ou une forte histoire familiale de dépression. La meilleure manière pour une femme de comprendre cet aspect de la péri ménopause est de garder le compte des règles - pour contrôler les intervalles entre les cycles et la qualité des règles. Plusieurs manières de maintien du compte sont discutées dans la littérature scientifique. Les femmes ressentent le plus de désordres dépressifs au début de l'âge adulte quand elle ont des enfants jeunes ou peuvent avoir la syndrome pré menstruelle (PMS).

Question: Ma mère était déprimée et irritable lors de sa ménopause. Est-ce que cela veut dire que je le serai aussi?
[Liste des F.A.Q.] [F.A.Q. Suivante]  


Réponse: Pas nécessairement. Mais si vous vous attendez à ces symptômes la probabilité que vous les aurez augmente. Avec une diète appropriée, exercice, groupes du support et amies qui fournissent information et support émotionnel, vous pourriez vous sentir beaucoup mieux.

Saignement utérin anormal parmi les femmes péri ménopausées

Question:
Parmi les femmes péri ménopausées, quand est-ce que le saignement de la période menstruelle est anormal et cause de préoccupation, et quand est-il normal mais " irrégulier " ou différent des épisodes précédentes de saignement utérin?
[Liste des F.A.Q.] [F.A.Q. Suivante]  


Réponse: Contrairement à ce que les gens pensent, un changement dans le saignement de la femme lorsque la ménopause s'approche n'est pas inusuel. La plupart du temps, les changements sont normaux et il ne faut pas en avoir peur. Cependant, plusieurs jours de saignement, léger ou lourd, avec peu de temps entre les épisodes, est normal. Plusieurs facteurs doivent être compris par rapport aux changements dans le saignement. Tout d'abord, la plupart des femmes ont cette expérience. Oui, très peu arrêtent de saigner. Elles sont l'exception plutôt que la norme. Deuxièmement, le changement implique en général un prolongement de la période entre les pertes menstruelles, et un changement dans la qualité de la perte. Alors qu'avant une femme disait " je suis aussi réglée qu'une horloge ", dans la transition vers la ménopause les règles deviennent difficiles à prédire. Ce genre de changement dans le cycle menstruel est normal. Le conseil est d'être toujours préparée car une perte peut arriver à tout moment, et normalement quand cela vous dérange le plus. Lorsque le saignement commence, il peut être caractérisé par une quantité plus importante que celle des années reproductives, et des caillots peuvent passer aussi. Ce changement qualitatif est aussi normal, si il arrive sur le court terme. Avant la ménopause, la plupart du sang est réabsorbée, c'est à dire qu'il ne quitte pas l'utérus. Ce qui coule n'est qu'environ 100ml. Une femme qui reporte un saignement majeur peut excéder cette quantité. Cependant, une femme qui saigne beaucoup peut aussi excéder les 100ml de 5 à 10 fois, et utilisera 8 à 10 serviette ultra absorbantes par jour, en se changeant une fois par heure. Si ce saignement persiste sur le long terme ou si il se produit une courte intervalle entre ces épisodes, ceci est anormal et devrait être signalé. Quelque chose ne va pas. Un saignement lourd ne signifie pas nécessairement maladie. Il s'agit d'une mauvaise réabsorption du sang dans l'utérus, pour une raison ou une autre. une bonne indication à suivre est que si le saignement est continu pendant plus que deux semaines, il faut voir un expert. Si le saignement est lourd et l'intervalle entre périodes est deux semaines ou moins, il faut voir un expert. Un saignement utérin lourd et/ou continu peut résulter en anémie qui à son tour peut mener aux symptômes de fatigue et maladie cardiaques; parfois un supplément de fer est requis.

Risque de cancer du colon

Question:
J'ai peur du cancer du colon, car il existe dans ma famille. Que puis-je faire pour le prévenir?
[Liste des F.A.Q.] [F.A.Q. Suivante]  


Réponse:
Parlez à votre docteur de tests de dépistage, comme le test du sang maison dans le tabouret, et une procédure appelée sigmoidoscopie flexible. En plus vous pouvez faire beaucoup de choses pour vous-mêmes. Les femmes qui prennent des estrogènes ont une probabilité de 20-30% de moins de souffrir de cancer du colon, qui persiste lorsqu'elles prennent l'estrogène mais pas après avoir arrêté. L'utilisation au long terme de multi vitamines contenant du folate (acide folique) est associée à une diminution de 75% du risqué de cancer du colon. Les vitamines A, C et E, ainsi que le calcium, ont aussi été associées avec un risque plus bas de cancer du colon. D'autres stratégies utiles incluent ne pas fumer, manger des fibres (blé entier, fruits et légumes) et peu de viande rouge, et faire de l'exercice.

Risque de cancer du sein

Question:
J'ai peur du cancer du sein. Je voudrais savoir si la TSH ou TRE augmentent mon risqué de cancer du sein?
[Liste des F.A.Q.] [F.A.Q. Suivante]  


Réponse: Certaines études scientifiques ont aussi suggéré une incidence légèrement plus haute du cancer du sein parmi les femmes prenant des estrogènes pendant des périodes prolongées; ceci dit, la plupart des études n'ont pas trouvé de risque augmenté. Certaines études ont suggéré une incidence augmentée potentielle de cancer du sein parmi les femmes prenant de l'estrogène pendant une période de temps prolongée et à des dosages plus élevés. Des examens réguliers du sein faits par vous-mêmes et par un expert sont conseillés aux femmes qui suivent une thérapie à base d'estrogènes, comme à toute autre femme d'ailleurs. En 2005, les chercheurs complèteront le programme de 10 ans Women's Health Initiative (WHI) sponsorisé par les gouvernements, et examinant 27,500 femmes divisées en 2 groupes - un qui suit une TSH ou TRE, et l'autre prenant un placebo. Cette étude devrait fournir une information plus claire sur les risques potentiels. Les femmes devraient parler de leurs préoccupations individuelles et profile de santé avec leur médecin ou un professionnel.

Bouffées de chaleur

Question:
Comment puis-je gérer les bouffées de chaleur?
[Liste des F.A.Q.] [F.A.Q. Suivante]  


Réponse: Prendre de l'estrogène est le traitement lus efficace pour soulager les symptômes de la ménopause, incluant les bouffées de chaleur et la transpiration nocturne. Si vous ne pouvez pas prendre de l'estrogène pour une raison médicale, un médicament appelé clonidine, une préparation pour la pression sanguine trop élevée, peut vous aider à réduire les bouffées. Mais la clonidine pet produire des effets collatéraux comme les vertiges ou la fatigue. Une préparation sédative plus douce combinée de belladone, ergotamine, et phénobarbital est aussi utilisée parfois pour traiter les symptômes de la ménopause - incluant bouffées de chaleur, transpiration, agitation et insomnie. Cette combinaison de médicament est efficace parmi la moitié environ des femmes qui les utilisent.

Image de soi-même

Question:
Comment est-ce que mon niveau d'hormones influence la croissance des poils?
[Liste des F.A.Q.] [F.A.Q. Suivante]  


Réponse: Un changement dans l'équilibre entre la production d'hormones féminines de votre corps et d'hormones masculines (androgènes) peut affecter votre croissance de poils. Une augmentation relative dans le niveau d'hormones masculines dans votre corps après la ménopause et la diminution en estrogènes peut causer le noircissement et renforcement des poils clairs et fins. Prendre les estrogènes dans la thérapie de substitution hormone peut aider à réduire cette croissance excessive. Vous pouvez les enlever en utilisant une cire ou une crème épilatoire. Vous pouvez aussi considérer l'électrolyse, une procédure d'épilation permanente. Lors de la ménopause, certaines femmes remarquent que leurs poils deviennent plus fins, en particulier les cheveux et les poils pubiques. Suivre une thérapie de substitution d'estrogène peut aider à réduire l'assouplissement des poils.

Question: Est-ce que prendre de l'estrogène sert à prévenir les rides?
[Liste des F.A.Q.]


Réponse: Bien que la majorité du vieillissement de la peau soit causé par les endommagements de l'exposition au soleil, la production diminuée d'estrogènes par votre corps pendant la ménopause peut rendre votre peau moins élastique et plus fine. L'assouplissement et la perte d'élasticité peuvent causer rides et affaissement. Votre corps produit aussi moins de collagène, une des protéines principales de support pour la peau. Le collagène ne peut pas être restauré à travers les crèmes ou les lotions, et les injections n'ont qu'un effet temporaire. Suivre une thérapie de substitution d'estrogène aide à maintenir le niveau de collagène et l'épaisseur de la peau. Quand vous vieillissez, votre peau devient plus délicate, ce qui la rend plus susceptible aux endommagements du soleil. Il est encore plus important de protéger la peau de l'exposition au soleil en utilisant un filtre solaire avec un facteur de protection (SPF) d'au moins 15, de porter des vêtements protecteurs, et rester à l'ombre quand les rayons sont plus forts (entre 10:00 et 15:00 heures).
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Dernière mise à jour: 28/08/2003