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Psychologue

Auteur:
Alessandra Graziottin
Gynaecologist
Dernière Analyse: 22/10/2002

A propos de la ménopause

What is Menopause? Qu'est-ce que la Ménopause?
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DESORDRES SEXUELS FEMININS: AVEZ VOUS UN PROBLEME?
AVIS: Pour une diagnose précise menant à une thérapie efficace, une relation ouverte et basée sur la confiance avec votre gynécologue est vitale! Seulement en regardant l'histoire clinique complète et en faisant les examens nécessaires, il ou elle pourra vous prescrire une thérapie adéquate. L'information suivante a été écrite seulement pour étendre vos connaissances personnelles et pour faciliter la communication avec votre médecin. Ce n'est pas un substitut à une relation honnête et directe avec le médecin. Ayant dit cela, bonne lecture!


PERTE DE LIBIDO A PARTIR DE LA PERI-MENOPAUSE


PERTE DE LIBIDO: VOS MOTS
"Je n'avais jamais imaginé que le désir sexuel pouvait disparaître si vite. J'ai toujours aimé faire l'amour. Maintenant, on dirait que je suis devenue frigide. Tout est arrivé juste après la suppression de mes ovaires et de l'utérus due à un fibrome est à des cistes ovaires. Je n'ai plus de sentiments de désir, plus d'enthousiasme, ni pour mon mari ni pour les autres. On dirait que cent ans sont passés depuis la dernière fois ou je me suis excité pour un bisou, une caresse, ou un nouveau jeu. J'ai d'autres symptômes ménopausiques, mais ce manque de désir est celui qui m'ennuie le plus. Aussi à cause de mon mari, qui ne mérite pas mon indifférence… notre intimité sexuelle a toujours été au cœur de notre entente et satisfaction !"  

Lydia



"Docteur, faites quelque chose. Cette ménopause a perturbé notre vie sexuelle. Nous avons toujours été un couple heureux, même sexuellement. Nous n'avons pas d'enfants, et peut-être à cause de cela, nous avons toujours eu du temps pour nous. Je suis désolé de voir ma femme dans cet état, elle n'éprouve plus aucun plaisir et est indifférente à mes avances. Je ne suis plus heureux non plus. N'y a-t-il pas un moyen de retourner à comme nous étions avant?"

Thomas



SAVIEZ-VOUS QUE?

  • Libido = appétit sexuel, désir et instinct, impulse et intérêt sexuel; ; elle inclue l'instinct physique et la motivation de se comporter sexuellement elle inclue   (qui ne sont pas toujours présents simultanément!)
  • Libido est un mot Latin qui signifie désir
  • Libido est le terme inventé par Sigmund Freud pour indiquer l'énergie correspondante au côté psychique de l'instinct sexuel.

QU'EST-CE QU'EXACTEMENT LA LIBIDO ?

  • Libido est considérée être ce qui pousse une personne à obtenir le sexe, et qui concentre son but sur cela.
  • Cette expérience subjective est accompagnée par, et en partie consiste en, différents changements physiologiques, la plupart desquels sont en préparation d'un comportement sexuel ceux-ci sont appelés "excitation"

"Le désir sexuel est normalement un état mental activé, insatisfait d'intensité variable, crée par des stimuli externes - à travers les modalités sensorielles - ou internes - imagination, mémoire, cognition - qui induit un sentiment de besoin ou vouloir de prendre part à une activité sexuelle (normalement avec l'objet du désir) pour satisfaire le besoin."

Suggested readings:
Bancroft, J. Sexual desire and the brain. Sex. Marital Ther. 1988,3,1,11-27

Levine, S.B. An essay on the nature of sexual desire. J. Sex. Mar. Ther. 1984, 10, 2, 83-96

Levin, R.J. Human Male Sexuality: appetite and arousal, desire and drive. In Legg, C. and Boott, D. Human appetite: neural and behavioural bases. New York and London, Oxford University Press, 1994, pag. 127-16

Graziottin A. Libido, Maturitas 34, Suppl. 1-S9-S16, 2000

Basson, The female sexual response: a different model: J Sex Mar. Ther 26:51-65, 2000

IMPORTANT :

  • La libido - ou désir sexuel - est différente de l'excitation sexuelle
  • Le désir sexuel est une attitude envers un objet alors que l'excitation sexuelle est un état avec des sentiments spécifiques
  • "excitation subjective mentale", ex quand vous avez "envie"
  • périphérique non génitale, quand vous sentez votre peau chaude, votre bouche est humide et vos mamelons ont une érection.
  • génitale, quand vous sentez une augmentation dans la congestion et la lubrification vaginale, un picotement clitoridien etc.
  • Il peut y avoir excitation sexuelle sans désir sexuel, et désir sexuel sans excitation sexuelle.

QU'EST QUE LE PSYCHOLOGUE DIT DE LA LIBIDO?

  • Les procès psychologiques ont un rôle important dans la libido.
  • Nous apprenons à sentir l'instinct sexuel dans certaines situations et à certains moments

Est-ce que mon humeur peut affecter ma libido?

Oui. Si vous êtes déprimée vous n'interpréterez pas vos expériences en termes sexuels. Malgré les conditions externes favorables, ex: avoir un partenaire disponible et amoureux, la dépression réduit la probabilité d'une action sexuelle et de plaisir.

QU'EST QUE LE BIOLOGISTE DIT DE LA LIBIDO ?
  • Dernièrement, l'étude de la libido s'est étendue pour inclure une compréhension plus profonde de ses racines biologiques et de sa vulnérabilité aux facteurs externes et personnels.
  • Du point de vue biologique, l'appétit sexuel peut être divisé un deux: la "proceptivité" et"réceptivité".
  • La proceptivité se réfère à la volonté d'initier ou inviter au contact sexuel ou à la stimulation.
  • La réceptivité décrit la préparation d'un individu à accepter les avances sexuelles de quelqu'un.

Levine, S.B. An essay on the nature of sexual desire. J. Sex. Mar. Ther. 1984, 10, 2, 83-96

Quelles sont les motivations de l'acte sexuel?
  • Dans notre espèce, la libido a diverses racines, avec une interaction complexe entre les facteurs biologiques, motivationnels, et relationnels, qui peuvent tous avoir un rôle inhibiteur ou amplificateur.
  • La ménopause peut représenter un point de détour critique pour la libido, car tous ces facteurs subissent des changements profonds.

POURQUOI EST-CE QUE LE PLAISIR SEXUEL (LIBIDO) DIMINUE, OU DISPARAIT COMPLETEMENT, PARMI AUTANT DE FEMMES APRES LA MENOPAUSE?
  • Les ovaires produisent moins d'hormones qui "nourrissent" le désir sexuel (changements dans la fonction sexuelle du corps).
  • Non seulement le corps change, mais aussi notre capacité de répondre aux jeux et aux stimulants (changements dans l'identité sexuelle de la femme et dans sa réceptivité aux avances sexuelle).
  • Le couple passe à travers une période de changement profond qui n'est pas toujours facile à accepter (changements dans la relation du couple).

POURQUOI EST-CE QUE LES HORMONES SONT SI IMPORTANTS POUR LE DESIR ET LA FONCTION SEXUELLE DE LA FEMME?
  • Les hormones féminines, surtout l'estrogène, nourrissent le désir physique dans la femme et nourrissent son sens de féminité. Les estrogènes en fait modulent l'apparence et le maintien du bien-être et de la beauté du sein, de la peau, et ils nourrissent tous les éléments de la santé de la peau, de l'apparence des génitaux, et mêmes des règles.

  • L'estrogène est le facteur qui permet l'action de la Peptide Vaso Intestinale, un neurotransmetteur qui traduit l'instinct sexuel en lubrification vaginale. L'absence d'estrogène peut donc conduire à la sécheresse vaginale et douleur (dyspareunie) qui peuvent inhiber la libido.

  • L'estrogène contribue aux organes sensoriels – peau incluse – tqui sont les récepteurs clé des stimuli sexuels externes. Les organes sensoriels transmettent l'information de base qui, avec les messages émotionnels et affectifs, contribue à la structuration d'une identité sexuelle centrale et d'une image propre, très importante pour la perception personnelle d'être un " objet de désir ".

  • Le pic de production d'androgène lors de l'ovulation est vital, avec l'estrogène, pour déterminer le côté appétant du comportement sexuel.

  • Androgen donne à la femme énergie vital e positivité. Un manque d'androgène peut mener à non seulement un perte de poils pubiques, une réduction de la masse musculaire et un manqué de forces, mais aussi à un changement de la forme du corps (potentiellement limitant l'identité sexuelle de la femme), avec une accumulation de gras autour de la taille et sur le ventre.

  • Androgen a aussi un effet positif sur le cerveau - il augmente les fantaisies sexuelles et les rêves érotiques - et sur le bien-être général des génitaux externes féminins. Avec les estrogènes, il aide la lubrification - donc rend la pénétration plus agréable - et maintien la libido par le souvenir des expériences agréables précédentes.
Graziottin A. Libido,  Maturitas 34, Suppl. 1-S9-S16, 2000

COMME LA PEAU, QUELS AUTRES ORGANES SENSORIELS SONT AFFECTES PAR LES HORMONES?
  • Odeur. La chimioréception est la capacité de recevoir des messages chimiques de notre environnement.
    • L'odorat est le sens plus raffiné basé sur la chimioréception; le deuxième est le goût. . Il dépend des hormones, donc aux changements des cycles ovariens, avec une sensibilité augmentée de l'odorat pendant l'ovulation.
    • Une réduction dans le sens de l'odorat altère la réponse aux phéromonesex: les messages chimiques émis par les animaux de même espèce.
    • Attraction sexuelle est une des fonctions clé module par les phéromones même chez les humains.
    • Ceci, avec une réduction idans la production de phéromones (les substances chimiquement attractives) qui contribuent au "parfum de femme" typique de l'âge fertile, pourrait être responsable de la propre perception réduite en tant q'objet de désir sexuelet pour l'attraction diminuée au partenaire.

  • Le goût. Les récepteurs gustatifs, , situés sur la langue, sont aussi modulés par les hormones sexuelles. Ils perçoivent les phéromones aussi.
    • Ceci explique pourquoi si vous aimez l'odeur de votre partenaire, normalement vous aimez aussi la saveur de ses baisers (bien sûr si son hygiène le permet!). Et, inversement, si vous n'aimez pas son odeur, vous détesterez aussi la saveur de ses baisers.
    • L'amour, ainsi que l'attraction ou le refus, a ses racines dans des signaux du corps "archaïques" très primitifs, tous nourris par les hormones sexuelles!
    • Pourquoi? Parce que les récepteurs d'hormones sexuelles sont situés partout dans le tissues de la femme, ce qui inclue les organes sensoriels, côté du cerveau.
    • Les hormones sexuelles son tune lymphe qui nourrit le corps entier de la femme. Pour être simples, si on compare une hormone à une clé, les récepteurs sont les serrures. Quand ils interagissent, les cellules sont mises en marches, donc activant tous les procès et les fonctions cellulaires proliférateurs et réparateurs.
    • Le goût est un autre facteur clé biologique et émotionnel dans le frisson de l'instinct sexuel, surtout dans les femmes.
    • Une augmentation de la sécrétion salivaire lors du désir sexuel et l'excitation est un fort facteur de prediction de la qualité de la sympathie sexuelle.
    • La sécheresse de la bouche, fréquente pendant la ménopause, peut être un facteur dna sla modulation biologique de la libido. 45% des femmes saines post ménopausées le reportent, , jusqu'à toucher 65% parmi celles qui prennent des médicaments autres que la Thérapie de Substitution hormonale.

  • Le tact.. Une capacité communicative sexuelle élevée dépend du mélange de bons gènes, saturation endocrine optimale, bonne production et réception de phéromones, et une excellente activité cérébrale dans le procès de l'information périphérique provenant de l'organe sensoriel, amplifié par les stimuli sexuels et émotionnels internes.
    • L'amour, ainsi que la libido, est le facteur d'attachement plus fort pour un couple qui se lie par le tact.
    • La perte d'hormones sexuelles prive la peau de 2% de son collagène total par an, jusqu'à 15 ans après la ménopause: cest pourquoi les rides augmentent autant après la ménopausue!
    • Cette perte diminue aussi la production de la glande sébacée de 38%: c'est pourquoi la peau deviant plus sèche. Et c'est aussi la raison pour laquelle votre peau reste sèche même si hydratée, à moins que vous preniez une dose basse et bien adaptée à vous de TSH.
    • La meilleure chose à faire pour avoir un peau jeune, douce et plus attirante sexuellement est : 1) avoir un mode de vie correct (ne pas fumer, manger des fruits et des légumes, exrcice physique régulier, basse exposition au soleil) ; 2) prendre soin de sa peau de manière appropriée ; 3) la nourrir avec un TSH appropriée.  

  • La vue. 35% des femmes post ménopausées se plaignent de dérangements ophthalmiques dus au manque d'estrogènes. La plupart d'entr'elles s'améliore avec une TSH.
    Il est possible que tous ces changements ménopausiques subtiles dans le fonctionnement des organes sensoriels puisse contribuer à la détérioration de la libido avec l'âge.

Graziottin, A., Sexuality and the Menopause, in Studd J(ed) The Management of the Menopause-Annual Review, London, Parthenon Publishing, 1998, 49-57

Graziottin,A., Estrogeni, Funzioni psichiche e organi di senso, Società italiana del pavimento pelvico ed, Milano 1999

Brincat M. The skin at the menopause Parthenon Publishing, London, 2001

Y A-T-IL D'AUTRES FACTEURS QUI PEUVENT MENER A LA PERTE SECONDAIRE DE LIBIDO?
OUI:

a)Physiques:
  • Maladies chroniques
  • Médicaments
  • Drogues
  • Cigarette
  • Alcool

b) Psychosomatiques:
  • Dépression
  • Anxiété
  • Stress chronique, à cause de problèmes de famille ou de travail

c) Psychosexuels:
  • Désordres d'excitation
  • Difficultés orgasmiques
  • Insatisfaction sexuelle (physique et émotionnelle)

d) Liés au partenaire:
  • PProblèmes physiques et/ou sexuels du partenaire
  • Ø Conflits de couple, frustrations, déceptions

EN RESUMANT, comme dit avant, une évaluation précise de tous les factuers qui potentiellement contribuent devrait être faite pour assurer une diagnose complète et un traitement approprié.

En effetla sexualité feminine est MULTIFACTORIELLE:
  • biologique
  • psychosexuelle
  • facteurs dépendants du contexte

Elle est aussi MULTISYSTEMIQUE, et requière l'intégrité et le fonctionnement correct de:

  • hormones
  • vaisseaux
  • nerfs
  • muscles
  • système immunitaire etc.

Enfin, elle montre une grande variabilité selon les changements dans le contexte et les experiences de vie, ex: pensez aux changements normaux physiologiques de l'instinct sexuel pendant la grossesse, l'adolescence, la menopause…


QUE PEUT-ON FAIRE POUR AMELIORER LES DESORDRES DE LIBIDO APRES LE DEBUT DE LA MENOPAUSE?
  • Commencez par une Thérapie de substitution hormonale (TSH) appropriée pour vous qui agit sur les bases biologiques de l'instinct sexuel après la ménopause. Cela demande:
    • seulement des estrogènes si la femme n'a plus d'utérus, mais a les ovaires;
    • estrogènes et progestine, si elle a conservé utérus et ovaires;

  • L'androgène devrait être considéré si elle souffre de "Syndrôme feminine de déficience d'androgène". E effet, les androgènes semblent être très significatifs pour la sexualité de la femme. La thérapie de substitution d'androgène a une triple action :
    • Augmente la susceptiblité à la stimulation psychosexuelle, en contribuant à " l'état mental sexuellement actif " typique d'une bonne libido.
    • Augmente la sensibilité des génitaux externes.
    • Augmente l'intensité de la gratification sexuelle.

Le traitement approprié devrait otujours être décidé par le médecin après une analyse précise des facteurs biologiques, psychosexuels et contextuels.


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DESORDRES D'EXCITATION SEXUELLE

Les désordres d'excitation sexuelle indiquent l'incapacité persistante ou récurrente d'atteindre ou maintenir une excitation suffisante, ce qui cause une détresse personnelle, qui peut s'exprimer par un manque d'excitation subjective, ou génitale (lubrification) ou d'autres réponses somatiques.

La définition indique que parmi les femmes leur perception subjective d'excitation inadéquate peut porter à la plainte, si cela cause détresse personnelle. En même temps, et contrairement aux hommes qui se concentrent sur la réaction génitale qui porte à l'érection, les femmes peuvent souffrir de:

  • excitation centrale inadéquate, quand elles ne sont pas excites subjectivement ou mentalement
  • excitation non génitale périphérique inadéquate, quand la peau reste froide, les mamelons ne répondent pas et la bouche reste sèche.
  • excitation génitale inadéquate, quand le vagin est sec, pas congestionné, et les génitaux externes ne présentent aucune congestion ou gonflement.

Combien de femmes souffrent de désordres d'excitation?
  • Désordres d'excitation sont reportés par 19-20% des femmes dans les recherches épidémiologiques. Ce nombre peut monter jusqu'à 39-50% parmi les patientes post ménopausées sexuellement actives.
  • La sécheresse vaginale est reportée comme une plainte spécifique des années post ménopausiques, en particulier parmi les femmes minces, qui n'ont pas de contribution endocrine provenant de la conversion androgénique à estrogènes dans les tissus adipeux, et parmi celles qui ont des rapports très peu fréquents. Les données n'indiquent pas la prévalence de sous-types spécifiques de désordres.
  • Decrease of salivary secretion pendant l'excitation et l'intimité orale est inférée par des études qui reportent que 45% des femmes après la ménopause se plaignent d'un certain degré de sécheresse de la bouche, et ce nombre monte à 65% si elles prennent des médicaments, autres que la TSH.


Qu'est-ce qui déclanche l'excitation chez la femme?
L'excitation mentale peut être déclanchée par différents parcours:
  • biologiquement par l'androgène, qui active la cascade d'évènements physiologiques qui portent à la réponse physique déclarée, avoir "envie", être lubrifiée ou congestionnée;
  • psychologiquement par des forces motivationnelles comme les "besoins d'intimité" ", ou ce mot indique tous les besoins affectifs d'amour, tendresse, attention, lien et dévouement que les femmes ont.

Que ce passe-t-il dans le corps de la femme lors de l'excitation?
  • L'excitation mentale peut active rune excitation non génitale périphérique ou génitale.
  • Il est aussi probable que la stimulation physique, avec un début non génital et génital, et la réponse aux avances sexuelles, peut augmenter l'excitation mentale et génitale. .
  • Lors d'une excitation sexuelle réussite la plupart des femmes produisent des quantités augmentées de transsudat vaginal, qui contribue à la lubrification vaginale. .
  • La production de transsudat arrive parce que les vaisseaux sanguins fournissant le banc capillaire deviennent vasodilatés dû au relâchement d neurotransmetteur VIP (Peptide vaso intestinale), qui traduit l'instinct sexuel en lubrification vaginale.
  • Les estrogènes sont des puissants facteurs permettant l'action du VIP.

Comment est-ce que l'excitation change après la ménopause?
  • La réduction de lubrification vaginale est la plainte plus fréquente chez les femmes post ménopausées.
  • Sarrel a remarqué que quand la concentration d'estradiol dans le plasma était sous 50pg/ml (le taux fertile normal étant en moyenne 100-200pg/ml) les femmes reportaient une sécheresse vaginale.
  • Laan et Lunsen, cependant, ont interprété leur étude sur les femmes post ménopausées excitées sexuellement en termes de stimulation érotique inadéquate (et désordres d'excitation préexistants) au lieu d'une dysfonction vasculgénique post ménopausique.

Que se passe-t-il dans le vagin après la ménopause?
  • Après la ménopause, des études physiologiques indiquent que , le pH du vagin augmente de 3,5-4,5 à 5.0-5.4, dû à la diminution de production de glycogène et du métabolisme de l'acide lactique ;
  • une réduction moyenne de 50% des sécrétions vaginales

Quand est-ce que la femme s'aperçoit du problème d'excitation?
  • Les changements dans la quantité de sécrétions menant à une sensation de "sécheresse" sont perçus de deux à trios ans pares laménopause/b>.
  • Aprèsun mois d'estrogènes conjugués (0,625 ou 1,25/jour par voie orale) il se produit une augmentation rapide dans le flux de sang, avec un réduction dans le pH, et une augmentation des sécrétions vaginales.
  • Le traitement topique par comprimés vaginaux contenant seulement 25 microgrammes de 17-beta estradiol ont montré récemment d'être aussi efficaces et aussi bien tolérés que 1.25 mg de crème vaginale à l'estrogène équin conjugué pour soulager les symptômes de vaginite atrophique, difficultés d'excitation et sécheresse incluses.

QUELLES QUESTIONS VA POSER LE GYNECOLOGUE POUR DECIDER UNE DIAGNOSE?
Dû à la fréquente co-morbidité, et les nombreuses étiologies communes entre différents DSF, beaucoup de questions vont être les mêmes que celles présentées pour les désir sexuel hypoactif. Les questions ci-dessous se concentrent spécifiquement sur les désordres d'excitation autour de la ménopause.

1) Quand avez-vous remarqué les difficultés à vous exciter? Avez-vous eu cette difficulté auparavant, depuis le début de votre de vie sexuelle? Ou est-ce une nouvelle expérience empire avec la ménopause ("acquise")?

Un problème de toute la vie est généralement dépendant de problèmes psychosexuels, alors qu'un problème qui est apparu ou qui est empiré après la ménopause peut avoir une étiologie biologique dans la perte d'hormones secondaire à la ménopause.

2)Est-ce un problème généralisé ou dl'avez-vous seulement avec votre partenaire courant ou e situations spécifiques (situationnel)?

Comme expliqué, un problème généralisé peut être personnel - facteurs biologiques ou psychosexuels - alors qu'un problème situationnel indique une étiologie probablement interpersonnelle. Dans ce cas, les dynamiques du couple et/ou problèmes devraient être adressés.

Etes-vous facilement excitable mentalement, ou sentez-vous d'être "neutre" et votre partenaire doit prendre l'initiative pour vous donner envie ? Souffrez-vous de bouche sèche? Si oui, avez-vous remarqué si cela change quand vous embrassez votre partenaire?

Ceci peut indiquer un désordre d'excitation non génital périphérique, superposé à l'involution des glandes salivaires, secondaire à un hypoestrogénisme prolongé.

5)Etes-vous lubrifiée normalement pendant les préliminaires et est-ce que la lubrification disparaît tout `a coup quand l'acte commence ?

Cela peut suggérer non seulement une réaction phobique au coïtus (en commun avec le vaginisme) mais aussi l'apparition de douleur d'étiologie différente (comme la dyspareunie). La douleur est le réflexe inhibiteur plus fort de l'excitation dans les femmes non masochistes.

QUE DEVRAIT CHERCHER LE GYNECOLOGUE?

En cas de plainte de désordres d'excitation, le médecin devrait chercher:
a)le profile hormonal;
b)santé générale et du bassin, se concentrant sur le bien-être du bassin: vaginal, clitoridien, vulvaire, connectif et musculaire, en cherchant les conditions hypertoniques et hypotonique du bassin;
c)facteurs biologiques causant une douleur du bassin et/ou introitale (comme la dyspareunie);
d)Facteurs vasculaires qui peuvent limiter la réponse d'excitation génitale (trop fumer, hypercholestérolémie, artériosclérose);
e)Problèmes liés au partenaire et à l'état du mariage
f)Facteurs psychodynamiques, personnels ou interpersonnels
g)Qualité des préliminaires sexuels, motivation à l'intimité et réceptivité mentale et physique aux avances sexuelles

  • Si le problème apparaît acquis et généralisé, et empirant après la ménopause, alors la TSH peut être le traitement de choix.
  • L'estrogène, pour la congestion et la lubrification vaginales, et l'androgène, pour la réponse clitoridienne et vestibulaire, peut offrir la majeure amélioration, car ils agissent sur des dimensions différentes du circuit sexuel, en améliorant l'instinct sexuel et l'excitation (centrale, non génitale périphérique, ou génitale) donc favorisant aussi la réponse orgasmique.
  • Parfois le traitement systémique requière l'ajout d'une dose topique, pour optimiser la réponse génitale.
  • Le traitement ostrogénique topique seul peut être suffisant pour restaurer une lubrification vaginale normale, pourvu qu'il n'y ait pas d'autres facteurs interpersonnels en jeu.
  • Le traitement androgénique topique peut améliorer l'excitation clitoridienne bien qu'il n'existe pas d'études au sujet à la connaissance de l'auteur.
  • La réhabilitation du bassin est nécessaire pour faciliter le réflexe de contraction en réponse à la sécheresse qui cause une douleur ultérieure et inhibition de la lubrification quand l'acte est initié.
  • Il peut aussi être utile pour améliorer le ton de l'élévateur ani, donc augmentant la sensibilité vaginale et le plaisir, pourvu que la lubrification et le bien-être vaginal aient été restaurés par les hormones.
  • Les médicaments non hormonaux, comme le sildenafil, sont considérés et investigués parmi les femmes qui se plaignent de désordres d'excitation qui ne peuvent pas utiliser les hormones (par exemple, à cause d'un cancer ou parce qu'elles ne veulent pas). Les résultats préliminaires sont encourageants quand la diagnose d'un désordre pur (ou dominant) de la femme est conclue.

References
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Basson R. Are pur definitions of women’s desire, Arousal and sexual pain disorders too broad, and our definition or orgasmic disorder  too narrow? JSMT 28:289-300, 2002

Basson R A model of women’s sexual arousal JSMT 28, 1-10, 2002

Caillouette JC Sharp CE. Zimmermann GJ Roy S Vaginal pH as a marker for bacterial pathogens  and menopausal status Am.J.Obstet.Gynecol. 176:1270-1277,1997

Graziottin A. Sexual function in women with gynecologic cancer: a review It.J.Gynec.Obstet.2:61-68, 2001

Levin RJ  The mechanism of human female sexual arousal  Ann Rev Sex Res 3: 1-48;1992

Levin RJ Measuring the menopausal genital changes- a critical account of laboratory procedures past and for the future in Graziottin A (ed) Menopause and Sexuality ,Menopause Review, IV (4):49-57,1999

Goldstein I, Berman JR  Vasculogenic female sexual dysfunction: vaginal engorgement and clitoral erectile insufficiency syndromes Int J Impotence Res 10: S84-S90; 1998

Hagedorn M. Buxmeyer B. Schmitt Y Bauknecht T. Survey of lichen sclerosus in women and men Arch. Gynecol. Obstet.266:86-91,2002

Notelovitz M. A practical approach to postmenopausal hormone therapy Ob/Gyn, Special ed. MacMahon>, New York, April 2002

Tarcan T. Park.K Goldstein I Maio G Fassina A. Krane RJ histomorphometric analysis of age related structural changes in human clitoral cavernosal tissue J.Urol 161:940-4,1999

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DESORDRES ORGASMIQUES

Le désordre orgasmique est défint par la difficulté persistante ou récurrent, retard ou abscence d'orgasme à la suite d'une excitation sexuelle suffisante, ce qui cause détresse personnelle.

Est-ce que le désordre orgasmique est fréquent?
  • le désordre orgasmique est reporté en moyenne par 25% des femmes pendant les années fertiles dans une étude épidémiologique.
  • après la ménopause, 20% des femmes qui consulte une clinique ménopausique disent que "leur clitoris est mort", ", selon Sarrel et Whitehead, et même plus - si écoutées attentivement - reportent une difficulté majeure et un retard à rejoindre l'orgasme et une intensité progressive en son affaiblissement
  • Dans l'échantillon plus récent basé sur la population de femmes post ménopausées, la difficulté à atteindre l'orgasme est reportée comme " toujours " par le 15%, " parfois " par 22.2%, " rarement " par 37.8%. Seulement 25% n'ont jamais de la difficulté.

Qu'est-ce qui déclanche l'orgasme normalement?
  • L'orgasme est un réflexe sensoriel-moteur qui peut etre déclanché par un nombre de stimuli différents, physiques et mentaux.
  • Il ne demande pas toujours une stimulation génitale directe. L'orgasme mental, ,qui a été démontré dans des conditions de laboratoire (pour l'augmentation du seuil de douleur quand l'orgasme était décrit comme perçu mentalement), requière un instinct sexuel optimal et une excitation metale intense, biologique et motivationnelle.
  • L'orgasme génital requière l'intégrité des structures caverneuses qui, enflées et stimulées adéquatement, envoient des stimuli agréables sensuellement au cerveau et á la moelle épinière.
  • Un réflexe de la moelle épinière bref peut déclancher une réponse musculaire, caractérisée par la contraction involontaire (entre 3 et 8 fois, en séquences isolées ou répétitives) du lévateur ani, ,les muscles périvaginaux. Ceci est normalement accompagné par une sensation variable de plaisir.
  • Le réflexe orgasmique peut être facilité ou bloqué, respectivement, par les fibres corticomoelleuses qui peuvent envoyer des stimuli excitatifs (quand l'excitation centrale est maximale) ou inhibiteurs (quand l'excitation est basse, ou quand l'anxiété de la performance empêche l'abandon et active une émission adrénergique qui perturbe la réponse d'excitation. Les fibres inhibitrices sont surtout sérotoninergiques: ceci explique les effets inhibiteurs du SSRI sur l'orgasme, chez les femmes et les hommes.
  • Une corrélation biologique a été suggérée récemment par rapport à la plainte d'une réponse clitoridienne empirée avec l'âge, surtout après la ménopause. Le tissue caverneux érectile clitoridien consiste en un muscle lisse et un tissu connectif. Tarcan et Al ont utilisé l'analyse d'une image histomorphométrique créée par l'ordinateur pour déterminer les changements associés à l'âge dans le contenu caverneux clitoridien du muscle lisse et du tissu connectif. <
  • Cette étude a révélé un fort lien entre le vieillissement et la diminution des fibres musculaires lisses caverneuses clitoridiennes, qui peuvent jouer une pathophysiologie encore indéterminée associée à l'âge dans la dysfonction sexuelle du clitoris.  
  • Cela indique aussi que le vieillissement vulvaire est un procès de "pleine épaisseur", qui inclue toutes les structures génitales, cutanées et mucosales, submucosales, caverneuses, vasculaires, musculaires et neurologiques, donc limitant le complexe cadre biologique de la réponse sexuelle.

QUELLES QUESTIONS VA POSER LE GYNECOLOGUE POUR DECIDER UNE DIAGNOSE?

Quand avez-vous remarqué vos difficultés orgasmiques? Avez-vous eu cette difficulté auparavant, depuis le début de votre de vie sexuelle? Ou est-ce une nouvelle expérience empire avec la ménopause ("acquise")?
  • Le vieillissement vulvaire post ménopausique peut ultérieurement empirer la phase congestive de la réponse orgasmique, plus encore parmi les femmes qui souffrent de sclérose lichen, une dystrophie et vieillissement accéléré de la vulve.
  • On raconte que le traitement androgénique topique, approuvé pour la sclérose lichen, améliore la sensation physique et le plaisir clitoridien en trois - six mois de traitement. Aucune étude contrôlée n'existe à ce sujet à connaissance de l'auteur.

Est-ce un problème généralisé ou l'avez-vous seulement avec votre partenaire courant ou e situations spécifiques (situationnel)?
  • Si généralisé, cela suggère un composant biologique, en particulier si l'instinct sexuel est maintenu.
  • L'utilisation d'antidépressifs (SSRI et clomipramine, en particulier) devrait être investiguée, car leur usage est une des causes plus fréquentes et négligées des difficultés orgasmiques acquises, généralisées, à base biologique (et réversibles) chez les femmes (et les hommes).

Selon vous, qu'est-ce qui vous cause une difficulté orgasmique? "
Celle-ci est une question utile à la diagnose d'autres facteurs interférents. Par exemple :
  • incontinence empirante, en particulier l'incontinence urgente, peut bloquer l'orgasme par peur d'avoir des pertes à ce moment;
  • douleur; dépression ;
  • préliminaires trop rapides; perte de l'instinct sexuel et de l'excitation; insatisfaction par rapport à la relation actuelle; difficultés physiques et/ou sexuelles du partenaire
  • abus d'alcool
Sentez-vous une perte sélective de votre sensibilité clitoridienne et capacité de plaisir et/ou une réduction dans votre plaisir coital?
  • Si la plainte se concentre sur le clitoris, et une involution ou dystrophie est présente, alors le traitement androgénique topique peut être utile.
  • Si c'est coïtal, deux choses devraient être prises en considération :

a)Avez-vous une sensation coïtale plus basse?
  • Ce dernier peut suggérer une hypotonie empirante des muscles périvaginaux. La perte ménopausique d'oestrogènes peut causer not seulement une perte graduelle de tissu connectif du basin jusqu'à dix ans après la ménopause, mais aussi une perte du composant musculaire, donc affectant la tonicité du muscle même.
  • Puisque le plaisir vaginal et la sensibilité sont aussi dépendants physiquement du tonus des muscles périvaginaux, cette diminution peut endommager sélectivement le composant coïtal de l'expérience orgasmique.
  • La TSH, en contribuant à maintenir un meilleur trophisme connectif, musculaire et vasculaire peut contribuer à maintenir une meilleure réponse orgasmique.
  • Le biofeedback électromyographique vaginal et/ou réhabilitation physiothérapique des muscles du bassin , peuvent améliorer le tonus et la performance motrice des muscles périvaginaux, donc améliorant la sensibilité coïtale et l'incontinence de stress, souvent associées aux conditions hypotoniques du bassin.

b)Avez-vous mal pendant un rapport?
La douleur, ou autre chose, peut causer un bloque par réflexe de l'excitation et de la réponse orgasmique.

COMMENT EST-CE QUE LE MEDECIN CONFIRMERA LA DIAGNOSE?

Le médecin, expert en médicine sexuelle, quand travaillant avec une femme péri ménopausée, devrait chercher les aspects suivants, selon le scénario qui émerge de l'histoire clinique:
1)L'équilibre hormonal ;
2)signes et symptômes d'une dystrophie vulvaire et, specifically, en particulier, de vieillissement du clitoris et du vagin; conséquences empirantes de la mutilation génitale rituelle devraient être évaluées;
3)signes et symptômes d'une incontinence, de bassin hypotonique ou hypertonique; ;
4)désordres orgasmiques iatrogéniques, quand des médicaments limitant l'orgasme, comme antidépressifs, sont potentiellement prescrits;;
5)problèmes maritaux;
6)problèmes de santé ou sexuels du partenaire, comme déficits érectiles ou éjaculations prématurées;;
7)dérangements psychologiques, dépression, anxiété;;
8)maladies neurologiques.

IEXISTE-T-IL UN TRAITEMENT POUR LES DESORDRES ORGASMIQUES DANS LA PÉRI ET POST MENOPAUSE?
Oui, quand la diagnose est précise et les différents problèmes biologiques, psychosexuels et/ou de couple sont bien reconnus et mis en perspective dans l'image globale de la ménopause.

References
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RAPPORT SEXUEL DOULOUREUX A PARTIR DE LA PERI-MENOPAUSE


  • 30 - 33% des femmes péri ménopausées se plaignent d'un certain degré de douleur pendant l'acte sexuel.
  • La douleur peut être causée par des facteurs biologiques ou psychologiques.
  • Tous les facteurs qui le causent doivent être pris en considération lors de la diagnose avant de choisir une thérapie efficace.
  • Avec une thérapie appropriée, le taux de guérison est très élevé.


DOULEUR COITALE RACONTEE PAR VOUS:

 "La douleur a augmenté de plus en plus, docteur. J'ai fait de mon mieux pour continuer à sourire. Je me souviens que je me disait que la douleur serait passée tôt au tard. Mais ce n'a pas été le cas. Je transpirais et tremblait. J'avais l'impression de me faire torturer. J'étais dans un tel état que mon mai, John, s'arrêtait d'couragé. Nous avons encore essayé deux ou trois fois: la même tragédie. Assez. Graduellement notre intimité physique s'est réduite à rien, même si nous nous aimons à la folie …"

Carla



"La pire chose, docteur, est la douleur. Même si je cherche de à me forcer, je suis si sèche que les petites coupures qui se forment dans mon vagin brûlent pendant des jours après un rapport. J'ai essayé les lubrifiants, mais ils n'aident pas beaucoup. En fait, parfois j'ai même des cystites. Je ne peu pas continuer ainsi. Mon partenaire est très dérangé par cette situation aussi, parce qu'il n'aime pas me voir souffrir… "

Julie



"Docteur, faites quelque chose. Cette ménopause a perturbé notre vie sexuelle. Nous avons toujours été un couple heureux, même sexuellement. Nous n'avons pas d'enfants, et peut-être à cause de cela, nous avons toujours eu du temps pour nous. Je suis désolé de voir ma femme dans cet état, elle n'éprouve plus aucun plaisir et est indifférente à mes avances. Je ne suis plus heureux non plus. N'y a-t-il pas un moyen de retourner à comme nous étions avant?"

Thomas



QUELLES SONT LES DEFINITIONS MEDICALES DE DOULEUR PENDANT LE RAPPORT?

Les classifications du Consensus International sur les Désordres Sexuels de la Femme sont:
  • Dyspareunie: une douleur récurrente ou persistante associée avec l'acte sexuel
  • Vaginisme: un spasme involontaire récurrent ou persistant des muscles autour du vagin, ce qui rend la pénétration impossible ou très douloureuse.

Basson, R., Bertian, J., Burnett, A.  Graziottin  A. et Al.
Report of the International Consensus Development Conference on  Female Sexual Dysfunction: Definitions and Classifications. J.Urol, March 2000; 163:888-93

PREMIERE PARTIE : DYSPAREUNIE

QUELLES SONT LES CAUSES DE LA DYSPAREUNIE, ACTE DOULOUREUX, EN PERI MENOPAUSE?
La dyspareunie peut être perçue:
  • dans la zone introitale (dyspareunie introitale ou superficielle)
  • au mi-vagin (dyspareunie mi-vaginale)
  • et/ou au profond du bassin (dyspareunie profonde).

La dyspareunie introitale ou mi-vaginale peut se produire ou empirer à partir de la péri ménopause à cause des conditions suivantes:

  • Une étiologie hormonale, qui est au sommet de la liste de facteurs car la sécheresse vaginale est liée à une perte progressive (en pré ménopause) ou définitive (en post ménopause) d'une concentration adéquate d'estrogène vaginal
  • La réduction de production d'estrogène peut être ggraduelle, lors de la ménopause naturelle,, ou soudaine, quand les ovaires sont supprimées chirurgicalement (une opération appelée "ovariectomie). La chimiothérapie et/ou radiothérapie au bassin,pour le traitement de différentes tumeurs, peut aussi causer une ménopause prématurée. Il est important de mentionner que la concentration d'estrogène vaginal peut être insuffisante malgré que les règles soient encore présentes, pendant les années pré ménopausiques.
  • HCependant, les hormones qui sont le pus responsable de l'excitation sexuelle féminine sont les androgènes, c'est à dire les hormones masculines, produites en minuscules quantités par le corps de la femme, dans les ovaires mêmes et les glandes adrénalines. La production d'androgènes est réduite de 50% ou plus lors de la suppression des ovaires. Il peut alors se produire une " Syndrome Féminine de Déficience d'Androgène "

    ____________________________________________
    TAB.1 Symptômes suggérant la "Syndrome Féminine de Déficience d'Androgène" "
    • Perte de libido
    • Difficultés d'excitation
    • Difficultés d'orgasme clitoridien
    • Assurance réduite
    • Energie vitale basse
    • Perte de poils pubiques
    • Masse musculaire réduite
    • Changements dans l'image du corps dus à l'augmentation du gras centripétal
    ____________________________________________
    Modified from Sands R. Studd J. Exogenous androgens in postmenopausal women AmJ.Med.98 (1a):76-79,1995

  • Une réduction dans la production de ces hormones due à la ménopause cause une réduction drastique du désir sexuel, donc moins de lubrification quand l'estrogène est réduit, et moins de congestion clitoridienne quand l'androgène est réduit. Données de l'étude Yale Midlife indiquaient que 77% des femmes ménopausées reportaient une perte d'instinct sexuel, 58% souffraient de sécheresse vaginale et 39% souffraient de dyspareunie.


Sarrel PM Sexuality and menopause. Obstet. Gynecol. 75: 26-30, 1990

Sherwin BB Gelfand MM Brender W Androgen enhances sexual motivation in females: a prospective, cross-over study of sex steroid administration in surgical menopause Psychosm.Med. 47:339-51, 1987

Vaginite et Vulvite mpeuvent être fréquents co-facteurs de dyspareunie acquise récemment même dans les années péri ménopausiques. Elles peuvent suivre des:

1) Modifications du normal "écosystème" vaginal
2) Infections par des germes provenant du colon
3) Infections par Maladies Sexuellement Transmissibles (MST)
  • Les lactobacilles sont des bactéries microscopiques qui normalement protègent le vagin pendant les années fertiles. Elles sont en forme et quantité parfaits quand le vagin a un niveau normal d'estrogènes, ce qui garantit un pH d'environ 4.
  • Gardnerella est un germe normalement présent dans "écosystème" vaginal, qui inclue les milliards de bactéries microscopiques vivant normalement dans notre vagin. D'habitude Gardnerella est une petite tribu, comme ils disent, parc que sa prolifération est contrôlée par les habitants mentionnés auparavant, les Lactobacilles.
  • Gardnerella prolifère à un pH au-dessus de 5, quand le vagin est privé de la plupart des Lactobacilles, due à la perte d'estrogènes et le conséquent pH élevé. Les conséquences de cette augmentation, appelées "vaginose" sont pertes d'un liquide blanchâtre et irritation dans la partie introitale du vagin, ce qui favorise les vaginites.
  • Dans la post ménopause, si la femme n'utilise pas de Thérapie de Substitution hormonale (TSH) au moins topiquement, quand les estrogènes sont directement appliqués au vagin, le pH monte à 5, 6, 7. Le normal écosystème, les normales tribus bactériennes, disparaît
  • Trois problèmes peuvent insurger:
    - la prolifération des bactéries vaginales normalement présentes en tant que minorités, l, comme Gardnerella, Ureaplasma etc; - tl'arrivée de germes vivant normalement dans le colon: la Escherichia coli, Enterococcus foecalis etc.
    - En n'étant plus protégé par les Lactobacilles, le vagin est facilement colonisé par ces germes, ce qui cause des vaginites ou cystites , récurrentes désagréables et des infections de la vessie.

  • La dystrophie vulvaire, le vieillissement des génitaux externes féminins, dû aux effets négatifs du vieillissement en soi et à la perte des hormone sexuelles féminines après la ménopause.
  • Elle est de plus en plus considérée comme un désordre de pleine épaisseur avec une réduction progressive de tous les tissus composants.
  • Les lèvres deviennent plus fines, la peau et la mucose deviennent plus minces, fragiles et pales, à cause de la réduction des vaisseaux ; les poils pubiques blanchissent et tombent.
  • La dystrophie vulvaire est probablement due à une vulnérabilité génétique qui accélère la perte des récepteurs d'hormones. Ce qui diminue l'effet protecteur positif que les hormones ont normalement sur les éléments vulvaires
  • Il a été prouvé qu'il se produit une réduction dépendante de l'âge de plus que 50% des éléments caverneux du muscle lisse de la première à la sixième décennie de vie, ce qui est la base de la difficulté d'excitation génitale jusqu'à l'orgasme de plus en plus reportée ("mon clitoris est mort"), qui devient progressivement moins intense et plus difficile si pas impossible à rejoindre.
  • Donc l'acte peut être douloureux à cause du manque de lubrification et de congestion vulvaire.
  • Facteurs iatrogéniques, les problèmes causés par les effets collatéraux de traitements médicaux ou chirurgicaux, peuvent causer ou empirer la douleur lors de l'acte:
  • colporraphies trop sérieuses ("Plastique du vagin quand une prolation, une descente de la paroi vaginale et/ou de l'utérus est en jeu) et d'autres chirurgies au basin peuvent être responsables du rétrécissement anatomique de la zone introitale tdu vagin qui peut être incompatible avec l'acte.
  • Questions à propos d'une activité sexuelle continuée devraient toujours être posées avant de se soumettre à n'importe quel type de chirurgie du bassin, même parmi les patients âgées, sans penser que la dame est trop âgée pour faire l'amour.
  • Dites toujours à votre médecin si vous êtes sexuellement active.
  • Si il/elle ne le demande pas, il est mieux de le dire soi-même, pour que l'information soit enregistrée sur votre dossier médical.
  • La radiothérapie et/ou chirurgie radicale du cancer cervical peuvent aussi réduire la réceptivité vaginale à cause du raccourcissement ou rétraction du vagin .
  • Enfin, puisque les femmes plus âgées suivent souvent des traitements multi pharmacologiques, les effets collatéraux des médicaments qui contribuent à la dyspareunie à travers des désordres de libido ou d'excitation devraient être considérés.

Facteurs musculaires qui portent a un rétrécissement du bassin - peuvent devenir importants quand la persistance de la douleur cause une contraction secondaire défensive du lévateuror ani.
Ceci peut devenir une cause ajoutée de dyspareunie mi-vaginale et/ou cystite post-coitale.
La douleur est le plus puissant réflexe inhibiteur d'excitation péri vaginale, augmentant la vulnérabilité à cause du manqué effet protecteur de l'estrogène, donc augmentant ultérieurement le trauma mécanique de l'acte sans lubrification.

Facteurs vasculaires, comme fumée, artériosclérose, hypertension et désordres dismétaboliques (diabète avec microangiopathie et neuropathie) peuvent tous contribuer aux désordres génitaux d'excitation, comme la sécheresse vaginale qui conduit à la dyspareunie.

Les désordres liés à la douleur indiquent une pathologie spécifique à l'intérieur du système de douleur.Quand une douleur chronique, persistante se produit dans la zone vaginale introitale, une augmentation dans les fibres de la douleur (prouvée) se manifeste avec un rabaissement systémique du seuil de douleur.

Ceci adresse un passage de la douleur "nociceptive" à la douleur "simple", et indique un endommagement permanent avec inflammation du tissu, connu comme douleur "neuropathique" quand la douleur est produite et/ou exacerbée par le système même.

Meana M, Binik YM, Khalife S, Cohen D. Dyspareunia: sexual dysfunction or pain syndrome? J Nerv Ment Dis 185(9): 561-9; Sep 1997

Meana M, Binik YM, Khalife S, Cohen DR Biopsychosocial profile of women with dyspareunia Obstet Gynecol 90(4 Pt 1): 583-9; Oct 1997

Bergeron S Khalifé S Pagidas K Meana M Amsel R Binik YM A randomized comaptison of group cognitive-behavioural therapy, surface electromyographic bioffedback and vestibulectomy in the tratment of dyspareunia resulting from VVS Pain 91(3) 297-306,2001

Les facteurs biologiques moins fréquents sont maladies neurologiques iincluant la syndrome de prise au piège du nerf pudendal, menant à la dyspareunie, qui peuvent apparaître plusieurs années après le trauma physique coccygien-sacral ou la chirurgie du bassin; la Syndrome de Sjogren, , une maladie auto-immunitaire où les anticorps attaquent les éléments du système glandaire exocrine; le trauma physique des génitaux et/ou l'abus sexuel.

Dyspareunie Profonde (douleur profonde dans le bassin) peut être souvent cause par:
  • L'endométriose du bassin. La dyspareunie profonde étant le symptôme émergeant, récurrent dans les cas de TSH cyclique parmi les femmes avec une endométriose précédente, et ayant conservé l'utérus. Une TSH continue combinée à bas dosage devrait être le premier choix pour éviter le saignement et la récurrence de la douleur.  
  • Maladie inflammatoire du bassin MIB : une condition où les germes typiques des Maladies Sexuellement Transmissibles montent dans l'utérus et les tubes, et s'étendent dans le bassin. Une fois considérée comme une maladie de jeunesse. Aujourd'hui les femmes de tout âge peuvent être exposées à la MIB quand elles ont des rapports pas protégés avec des nouveaux partenaires.
  • Varicocèle du bassin (5), qui est de plus en plus diagnostiqué à cause de la dyspareunie profonde.
  • Myalgie du Lévateur ani : une douleur du bassin profonde peut aussi être secondaire à la stimulation du point déclencheur au niveau du lévateur ani, quand le muscle est intensivement myalgique (5,21-23).

Graziottin A. Dyspareunia: clinical approach J. Sex Marital Therapy 27: 534-538,2001

Sands R. Stud J. Exogenous Androgens in post-menopausal women AmJ.Med.98(1A):76-79,1995

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Meana M, Binik YM, Khalife S, Cohen DR Biopsychosocial profile of women with dyspareunia Obstet Gynecol 90(4 Pt 1): 583-9; Oct 1997

Bergeron S Khalifé S Pagidas K Meana M Amsel R Binik YM A randomized comaptison of group cognitive-behavioural therapy, surface electromyographic bioffedback and vestibulectomy in the tratment of dyspareunia resulting from VVS Pain 91(3) 297-306,2001

QUELLES QUESTIONS VA POSER LE GYNECOLOGUE POUR DECIDER UNE DIAGNOSE?

Quand avez-vous remarqué que l'acte devenait douloureux ? Avez-vous toujours souffert de douleur pendant l'acte ou est-ce quelque chose d'"acquis" récemment ?
  • Quand la dyspareunie est là depuis toujours elle est généralement causée par un vaginisme et/ou des désordres sexuels féminins coexistants, ,comme des difficultés de libido et/ou excitation, d'étiologie psychosexuelle. Autrement dit, les difficultés sexuelles, douleur incluse, qui sont présent à partir du début de la vie sexuelle sont habituellement causées par des inhibitions sexuelles, un manque d'éducation sexuelle, frustrations ou besoin d'amour pendant l'enfance, expériences sexuelle négatives initiales, comme un abus… Seulement dan une minorité des cas les facteurs biologiques sont l'étiologie principale de la plainte.
  • Cette dyspareunie peut s'empirer autour de la ménopause à cause de la perte d'hormones ce qui provoque lus de douleur jusqu'à l'extinction de la vie sexuelle.

Si la douleur est récente, souffrez-vous aussi de sécheresse vaginale pendant l'acte, et/ou de symptômes de vaginite et/ou cystite entre 24 et 72 heures après le rapport?
  • Tous ces facteurs doivent être considérés et peuvent être dus à une perte d'hormones, un écosystème vaginal altéré et un bassin rétréci (voir paragraphe sur les causes de la dyspareunie).

Sentez-vous toujours la douleur pendant un rapport ou est-ce limité à quelques situations?
TLa qualité de la relation en question, des besoins d'intimité frustrés, conflits potentiels, déceptions et/ou rage peuvent tous contribuer à une dyspareunie situationnelle. Dennestein et Al, dans leur étude de 8 ans sur les femmes pendant la transition ménopausique, ont trouvé que des "sentiments envers le partenaire" et les "problèmes de santé et sexuels du partenaire" étaient partner’s health and sexual problemsles plus forts facteurs de prédiction des changements sexuels à travers la ménopause..

Dennerstein L. Lehert P . Burger H.  Garamszegi C. Dudley EC Menoapuse and sexual functioning in Studd J. (ed) The management of the menopause The millennium review, Parthenon Publishing , New York, 203-210, 2000

Si vous évitez les rapports, est-ce que votre expérience sexuelle est encore agréable et satisfaisante ou pas? Comment est votre instinct sexuel? Est-ce que l'excitation est facile? Rejoigniez-vous habituellement l'orgasme clitoridien? Avez-vous remarqué un manque de lubrification pendant les rapports?
TCes questions aideront à comprendre la qualité de la réponse sexuelle à part le rapport. La présence d'une réponse sexuelle dysfonctionnelle peut suggérer une étiologie mélangée, biologique et psychosexuelle.

Quelle es l'intensité de la douleur ressentie?
Se concentrer sur l'intensité de la douleur et ses caractéristiques est une approche relativement neuve aux problèmes de la dyspareunie. Les méthodes traditionnelles de mesurage de a douleur peuvent être employées. Un sens de seuil de douleur plus bas est un aspect de plus en plus reconnu de cette maladie.

Ressentez-vous la douleur avant, pendant, ou après le rapport?
La douleur avant le rapport suggère une attitude phobique envers la pénétration et/ou la présence de vestibulite vulvaire chronique, quand la douleur persiste même sans avoir de rapports.

La douleur pendant le rapport est celle reportée plus fréquemment. Cette information, avec où avez-vous mal?"?”, est prouvée en tant que meilleure chance de prédire l'organicité de la douleur, d'une cause physique, biologique. .

La douleur après le rapport suggère aussi une vestibulite parce que à cause de l'empirement de l'irritation post-coitale au cours de la péri post ménopause.

Où avez-vous mal? Au début, milieu, ou profond du vagin?
Meana et Al ont note que lla localisation de la douleur et son début lors d'un épisode de rapport sont les facteurs de prédiction les plus forts de la présence et du type d'organicité.

Avec cette information le médecin devrait être capable de faire une diagnose précise et différentiée, de reconnaître la (les) cause(s) qui peuvent contribuer à la dyspareunie courante et de les adresser par un traitement approprié et personnalisé.

Graziottin A. Dyspareunia. J. Sex Marital Therapy 27: 534-538,2001

Graziottin A. Loss of libido in the post-menopause Menopausal Medicine, 8(1):9-12,2000


LA CARTE DE DOULEUR DU GYNECOLOGUE
Pendant un examen physique en profondeur votre gynécologue vous posera la question critique Où avez-vous mal?”. ". tout en explorant doucement mais avec compétence toutes les possibles sources de douleur, le médecin sera capable de créer une “carte de douleur ” basée sur l'anatomie et une physiopathologie logique. La création de cette carte aidera à établir une relation médecin-patiente positive et de confiance, car ça prouvera que “ la douleur n'est pas dans votre tête”.

Ce type d'examen peut révéler ou confirmer:
  • une douleur aiguë à 5 et 7 heures si l'entrée du vagin est considérée comme une horloge. Celle-ci est une preuve de vestibulite.
  • Points tendres, quand la douleur est élicitée avec une pression moyenne à l'insertion du muscle périvaginal sur l'épine sciatique, et/ou les points déclencheurs, c'est à dire points d'où la douleur irradie quand touches. Les points tendres peuvent être élicités aussi sur les cicatrices rétractées, et/ou myalgiques superficielles.
  • un clitoris congestionné et douloureux, en cas de clitoralgie associée.
  • unvagin sec et dystrophique. Ceci est plus commun avec l'âge si une TSH n'est pas effectuée localement. Le médecin devrait évaluer le pH vaginal , le degré d'acidité local, avec un simple bâtonnet coloré appliqué au vagin pendant 10-15 secondes. Sans hormones sexuelles, le pH monte, facilitant ainsi des modifications négatives de l'écosystème vaginal qui devient plus vulnérable même à une infection banale.
  • unintroitus serré, l'entrée du vagin, après une opération. Rétraction, douleur, points déclencheurs mucocutanés et myofasciaux qui peuvent affecter le point d'arrivée anatomique vaginal, et l'hypertonus défensif des muscles du bassin sont des co-facteurs fréquents dans la dyspareunie introitale et mi-vaginale après une chirurgie périnéale.
  • Spasme des muscles péri vaginaux avec des points tenders et/ou déclencheurs dans le mi-vagin. Les déclencheurs sur le lévateur ani peuvent causer une douleur profonde au bassin et une profonde dyspareunie.
  • Douleur aiguë provoquée par l'exploration bimanuelle en profondeur Une douleur postérieure peut suggérer une endométriose, de laquelle la dyspareunie profonde est le symptôme émergeant, dans les cas de TSH cyclique.
  • Une douleur latéral et profonde du bassin peut être plus fréquemment causée par la maladie inflammatoire du bassin (MIB), causé par les Maladies Sexuellement Transmissibles qui infectent l'utérus, les tubes et le bassin.
  • Une douleur antérieure et plus fréquente quand la dyspareunie est associée avec une urgence et fréquence post-coitale.

Graziottin A. Dyspareunia. J. Sex Marital Therapy 27: 534-538,2001

Graziottin A. Loss of libido in the post-menopause Menopausal Medicine, 8(1):9-12,2000

EST-CE QUE JE PEUX VRAIMENT GUERIR DE LA DYSPAREUNIE?
OUI, SI LA DIAGNOSE EST FAITE CORRECTEMENT, EN ADRESSANT TOUS LES FACTEURS POTENTIELS DE CONTRIBUTION!!!

Plusieurs femmes qui souffrent de dyspareunie sont souvent très frustrées de ne pas réussir à trouver une réponse adéquate à leur problème, jusqu'à croire qu'il n'y ait pas de solution. Trop souvent, comme dit auparavant, la douleur est décrite comme " purement psychologique ", et donc même pas soumise à une évaluation clinique.

Que faut-il faire pour soigner la dyspareunie?

Il est nécessaire de consulter un gynécologue qui est capable de:
  • Reconnaître le problème
  • Evaluer la gravité du cas pour faire un pronostic correct
  • Diagnostiquer tous les facteurs qui peuvent prédisposer, précipiter et/ou maintenir le problème
  • Suggérer une thérapie adéquate

Une diagnose intégrée de facteurs médiaux et psychosexuels est préliminaire à un traitement efficace.


Consultez toujours un médecin, qui établira si vous pouvez suivre un ou plusieurs des traitements suivants:

  • Le traitement hormonal topique, , qui est le premier choix pour réduire la douleur causée par une excitation génitale inadéquate, particulièrement pendant et après la ménopause.
    a) Ø L'estrogène vaginal peut offrir un soulagement rapide quand la dyspareunie dépend d'une dystrophie vaginale. L'estrogène topique peut être le premier traitement parmi les femmes qui ne peuvent, ou ne veulent, pas affronter une TSH systémique (thérapie de substitution hormonale). Il devrait être prescrit même pendant la pré ménopause ou pendant une TSH systémique quand les symptômes et/ou signes de dystrophie vaginale sont présents. Les comprimés vaginaux d'estradiol 17 bêta peuvent améliorer significativement les vaginites atrophiques et les symptômes lies à celles-ci avec un profile d'acquiescement plus élevé par rapport à la plus puissante crème vaginale à l'estrogène conjugué équin, parce qu'ils sont aussi efficaces mais ne causent pas de pertes.

    Rioux JE.Devlin MC Gelfand MM et Al 17 beta estradiol vaginal tablets versus conjugated equine estrogen vaginal cream to relieve menoapusal atrophic vaginitis Menopause 7 (3) 156-61, 2000

    b)Poudre de Propionate de Testostérone dans une gelée de Vaseline doit être appliquée aux génitaux externes, tous ou tous les deux jours, en très petites quantités. Le traitement local est efficace pour augmenter l'excitation clitoridienne, sa sensibilité et réponse. La même thérapie appliquée à la vulve réduira a dyspareunie introitale.

  • TSH systémique, elle touche toutes les parties du corps, est indiquée en cas de co-morbidité sexuelle, quand la perte de libido et la basse excitation due à la ménopause et/ou quand la plainte porte sur d'autres symptômes ménopausiques. Ce type de TSH peut être pris par bouche, injections, spray nasal, gel transdermique ou implantations sous-cutanées.

    Le désir de la femme de maintenir une bonne sexualité, ou améliorer la courante, devrait être considéré pour le choix de TSH optimale.

    Deux publications récentes sur le tibolone et la TSH orale contenant estradiol et norestistérone (NETA) suggèrent un effet positif significatif sur le tonus des muscles et la compétence motrice. Ceci est bénéfique du point de vue sexuel pour le bien-être augmenté des génitaux, qui améliore l'énergie vitale et la sensation d'être en forme, et spécialement pour la condition du bassin, si importante pour la fonction sexuelle féminine (bien qu'aucune étude sur ces effets n'ait encore été faite).

    La TSH systémique et locale doit être considérée pour réduire la dyspareunie et améliorer la qualité de vie et la sexualité générale des patients traitées pour le cancer génital, à l'exception de l'adénocarcinome de l'endomètre et de la cervicale.

  • La réhabilitation des muscles du bassin, qui se contractent dans la douleur chronique coïtale, est d'importance spécifique dans le traitement de la dyspareunie.

    Le stretching et la relaxation des muscles contractés, un massage avec une huile médicale (la verrue de Saint Jean) ou un biofeedback électromyographique, quand disponible, peuvent tous soulager les muscles en tension, en réduisant la dyspareunie mi-vaginale et en limitant la source de douleur.

    Glazer HI Rodke G. Sewncionis C Hetz R Young AW treatment on vulvar vestibulitis syndrome with electromyographic biofeedback of pelvic floor musculature J.Reprod.Med. 40 (4) 283-290,1995

    McKay E Kaufman RH Doctor U Berkova Z. Glazer H Treating vulvar vestibulitis with electromyographic feedback of pelvic floor musculature J.Reprod.Med. 46:337-42, 2001

  • L'électroanalgésie, un traitement plus spécifique, devrait être recommandé quand l'hyperalgésie introitale, la sensibilité chronique à la douleur, est donnée par le syndrome de vestibulite vulvaire (SVV).

  • Un traitement antalgique, systémique et local combiné, est réservé pour le traitement de la dyspareunie plus grave, normalement associée avec le SVV ou la douleur neurologique, quand tout autre traitement n'a pas marché. Le bloc présacral anéthétique du ganglion a récemment été proposé comme traitement secondaire efficace aussi quand tout autre traitement n'a pas marché.

    Graziottin A. Vincenti E Paper presented as Podium Session at the meeting of the International Society for the Study of Women’s Sexual Health (ISSWSH), Proceedings of the Vancouver meeting, October 10-13, pag 51 (abstract)


  • les conditions générales médicales coexistentes (vasculaires, dismétaboliques, neurologique, immunitaire) devraient aussi être adressées pour réduire l'étiologie multi-systémique de la dyspareunie.

  • LA THERAPIE PSYCHOSEXUELLE devrait être recommandée quand l'étiologie de la douleur est plus dépendante de facteurs psychosexuels ou contextuels, en particulier quand des dynamiques de couple négatives sont en jeu.

    Clulow C (ed) Adult attachment and couple psychotherapy Brunner Routledge, Hove (UK) 2001


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QUELLES SONT LES DEFINITIONS MEDICALES DE DOULEUR PENDANT LE RAPPORT?
Les classifications du Consensus International sur les Désordres Sexuels de la Femme sont:

  • Dyspareunie: une douleur récurrente ou persistante associée avec l'acte sexuel

  • Vaginisme: un spasme involontaire récurrent ou persistant des muscles autour du vagin, ce qui rend la pénétration impossible ou très douloureuse


DEUXIEME PARTIE : VAGINISME

QU'EST-CE QU'EXACTEMENT LE VAGINISME?
  • Le vaginisme rest un spasme involontaire récurrent ou persistant des muscles autour du vagin.

  • A cause de la tension de ces muscles, l'entrée du vagin devient si contractée que la pénétration impossible ou très douloureuse.
  • Levaginisme est souvent associé à la phobie de la copulation, la terreur de la pénétration de différentes intensités.

SI VOUS SOUFFREZ DE VAGINISME, L'AVEZ-VOUS TOUJOURS EU?
  • VLe vaginisme peut arriver au début de la vie sexuelle de la femme et persister, appelé vaginisme primaire. Il peut être la cause de mariages non consommés.

  • Le vaginisme peut apparaître après des mois ou des années d'activité sexuelle normale (acquis), c'est le vaginisme secondaire.

Basson R., Bertian J., Burnett A., Graziottin A. et Al. Report of the International Consensus Development Conference on Female Sexual Dysfunction: Definitions and Classifications. J.Urol, March 2000; 163:888-93

LE CORPS NOUS PARLEF

L'examen précis du corps de la femme nous révèle plusieurs facteurs biochimiques de notre équilibre intérieur. Par exemple:

  • les hormones féminines - surtout l'estrogène – nourrissent tous les aspects de la féminité, physiques et psychologiques. Entre autre, elles maintiennent le tissu génital en bonne santé et réactif, donc favorisant une bonne lubrification et une congestion vaginale rapide qui rend la pénétration agréable.

  • Une femme pré ménopausée avec un cycle menstruel régulier ressent aussi une sensation de bien-être. L'estrogène donne à la peau élasticité et luminosité. Surtout il crée le "parfum de femme" caractéristique des années fertiles.

  • La réduction des androgènes dans le corps de la femme pendant l ménopause ne réduit pas seulement drastiquement le désir sexuel, l'énergie vitale et la positivité, mais peut aussi être accompagné par une perte de poils pubiques et une réduction de la masse musculaire et de la force de cette dernière, ce qui porte à la“Syndrome Féminine de Déficience d'Androgène”.

  • Un changement pas bienvenu dans la forme du corps féminin, avec une accumulation de gras sur la taille et le ventre est un autre effet collatéral et signe de la déplétion d'androgène.
  • L'examen précis de l'attitude physique de la femme peut aussi révéler si il y a un problème sexuel, en particulier quand le vaginisme primaire est en jeu.

Y a-t-il d'autres signes de tension, à part les muscles péri vaginaux, qui peuvent être reconnus comme vaginisme?
  • Certainement. Une bouche serrée, avec des muscles du visage tendus et les yeux grand ouverts sont toutes des caractéristiques fréquentes associées avec les femmes qui souffrent de rapports sexuels douloureux, à cause d'un grave vaginisme primaire comme si elle avait peur de " se laisser aller " en tout sens. Il est intéressant de savoir qu'une bouche serrée est souvent associée avec les spasmes péri vaginaux, comme si inconsciemment, la femme fermait toute ouverture au monde de l'intimité sexuelle.

  • Ainsi que les muscles autour de la bouche et du vagin, deux autres points où la tension peut s'accumuler sont la colonne cervicale et la lombaire. Ceci explique la rigidité de l'épine dorsale accrue et la tension des muscles paravertébraux parmi plusieurs femmes avec cette maladie, donc affectant la posture.

Pourquoi est-ce que la tension musculaire interfère avec le comportement sexuel?
TPlus votre corps est rigide, plus les niveaux d'anxiété et stress, qui sont " ennemis " du désir sexuel et de l'excitation, sont élevés. Aussi, la tension cervicale limite la capacité d'abandon qui est nécessaire pour atteindre un plaisir sexuel. La mobilité et la relaxation physique sont " amies " du plaisir érotique, en particulier en ce qui concerne la pénétration.

Comment est-ce une difficulté à respirer peut interférer avec la sexualité?
  • La tension émotionnelle a une tendance à se montrer à travers la manière dont nous respirons. Lors d'une anxiété aiguë, le souffle devient court et superficiel, presque au point de sentir une suffocation. Cette sensation est décrite par les femmes qui souffrent de vaginisme quand elles décrivent leurs essais de copulation, malgré une relation amoureuse avec leur partenaire. La peur d'être pénétrée est décrite comme totale.

  • Quand cette tension devient permanente, comme en certains cas de désordres sexuels, les changements dans le rythme et la profondeur du soufflé peuvent devenir chroniques. Une mauvaise qualité de souffle peut inhiber notre capacité de sentir émotions et sensations, ex : celles sexuelles, comme les Orientaux savent bien, en nous empêchant de ressentir en profondeur les plaisirs du corps.

Est-ce un problème physique ou psychologique?
Les deux. Les signaux de tension, respiratoires et musculaires, arrivent au cerveau avant ceux du plaisir. Les stimulants érotiques, venant de la peau et des génitaux, dans ces cas se bloquent au niveau du cordon épinier. Donc, même si la femme a un amant extraordinaire, toutes les sensations de plaisir physique se bloquent dans la périphérie et n'arrivent jamais au cerveau. C'est la raison pour laquelle, si le vaginisme doit être traité efficacement, tous ces aspects doivent être considérés.

Et l'évaluation clinique?
A part remarquer ces signes de tension, un gynécologue devrait évaluer la gravité du vaginisme pendant la visite, donc créant une sorte d'échelle du problème, c'est à dire un pronostique d'évaluation dans lequel les facteurs suivants doivent être présents:

  • niveau de tension du muscle péri vaginal
  • degré de phobie
  • présence, ou pas, d'autres problèmes pathologiques associés - physiques ou psychologiques - (désordres d'excitation et désir sexuel en particulier)
  • motivation à la solution
  • situation relationnelle de la femme (seule ou dans une relation)
  • qualité de la relation
  • tprésence d'éventuels problèmes du partenaire
  • nombre d'années depuis que le problème a été découvert jusqu'au moment de demande d'aide.

AAprès cette évaluation, le docteur est capable de choisir la meilleure stratégie de thérapie. .

QUELLES SONT LES CAUSES PRINCIPALES DE VAGINISME PRIMAIRE?

Les causes sont physiques et/ou psychologiques. Souvent les deux.

  • Lescauses psychologiques du vaginisme toute la vie sont habituellement associées avec la peur de la pénétration due au manque d'éducation sexuelle, inhibitions reliées à la religion, information négative sur l'intensité de la douleur pendant le premier rapport, ou à propos de la perte de sang, et/ou à propos du risqué de rester enceinte, quand aucune information sur la contraception n'est disponible.

  • Les causes physiques du vaginisme toute la vie sont rares, mais sont habituellement associées à un hymen particulièrement rigide ou fibreux.

QU'EST-CE QU'EXACTEMENT L'HYMEN?
  • L'hymen est une membrane à l'entrée du vagin, qui se déchire avec la première expérience de pénétration sexuelle.

  • Dans des cas rares, l'hymen est si rigide ou fibreux que la pénétration est impossible et une simple intervention médicale est requise sous anesthésie locale pour le casser.

  • Des essais répétés de la part du partenaire de pénétrer dans le cas d'un hymen rigide, peuvent porter la femme à se defender de la douleur, en menant au vaginisme.

QUELLES SONT LES AUTRES CAUSES PHYSIQUES DU VAGINISME?
  • Pdes facteurs physiques sont les causes plus fréquentes de vaginisme secondaire.

  • TCeci se produit lorsque les changements dans la zone génitale et du bassin (souvent dus au vieillissement) mènent à la dyspareunie, et créent un spasme défensif des muscles péri vaginaux. Ceci peut porter à une myalgie, c'est à dire quand le muscle en tension cause la douleur.

  • Dans ces cas, les spasmes des muscles élévateurs, rendant la pénétration douloureuse ou impossible, peuvent apparaître après plusieurs années d'activité sexuelle plus ou moins normale.

  • Le souvenir de douleur précédente peut causer des spasmes, même après que le problème physique original a été résolu.

VOICI POURQUOI VOUS NE DEVRIEZ PAS AVOIR PEUR D'AFFRONTER LE PROBLEME MAINTENANT!
  • Rarement la douleur est purement psychogénique.
  • La douleur pendant le rapport aussi. Comme toutes les syndromes de douleur, elle a normalement une ou plusieurs raisons biologiques.
  • La douleur pendant le rapport mérite une attention clinique spéciale, car elle est le symptôme d'une multitude de conditions médicales qui devraient être reconnues et traitées de conséquence.
  • Les facteurs psycho sexuels, surtout la libido basse, présente depuis toujours ou acquise récemment à cause d'une douleur persistante, et les désordres d'excitation dus à l'effet inhibiteur de la douleur, devraient être adressés parallèlement, pou pouvoir donner un traitement global, intégré et plus efficace.
  • Les problèmes psychodynamiques, personnels et/ou lies à la relation de couple, devraient aussi être adressés adéquatement si présents.
QUEL EST LE TRAITEMENT PLUS EFFICACE POUR LE VAGINISME?
C'est la thérapie de comportement psychosexuel: après avoir exclu (ou traité) les facteurs biologiques concomitants, la thérapie sera adressée:

  • la manque d'éducation sexuelle, avec l'information appropriée

  • une connaissance et conscience améliorées des génitaux, des parties internes du corps, de la possibilité de commander les muscles qui, quand contactés, "ferment" la zone introitale du vagin:

  • la femme apprendra à relaxer volontairement le basin, à faire attention aux différents niveaux de tension musculaire, à intégrer la respiration avec la relaxation physique progressive, à se familiariser avec les sensations qu'elle peut ressentir dans les génitaux.

  • quand l'élément phobique est très élevé, avec une alerte d'excitation générale (un excès d'anxiété ou peur) le médecin peut suggérer un anxiolytique ou antidépressif pour réduire la panique à la seule idée d'être pénétrée, donc facilitant la progression du traitement.

  • quand la femme est capable de commander ses muscles, des dilatateurs progressifs seront utilisés pour l'aider à se familiariser et à prendre confiance avec de nouvelles sensations et possibilités

  • en parallèle, une courte psychothérapie adressera les peurs et les problèmes psychosexuels et/ou les interactions de couple négatives.

  • quand un problème de l'homme est en jeu (u tiers des patientes ont un partenaire qui souffre de déficit érectile situationnel et/ou éjaculation prématurée) cela devrait être adressé de manière appropriée par un andrologue travaillant dans l'équipe d'un centre de médecine sexuelle.

Une note positive, quels sont les résultats?
Avec un thérapie appropriée, le taux de succès est 94% dans les cas de vaginisme isolé, et 82% si les deux membres du couple ont des problèmes sexuels, bien que la probabilité de succès soit plus haute si le couple cherche de l'aide tout de suite après avoir découvert le problème. Le pronostique est plus réservé quand la femme demande de l'aide de nombreuses années après, quand même l'instinct sexuel et toute sorte d'intimité sexuelle ont disparu.  


Donc pourquoi ne pas confronter le problème immédiatement?

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Dernière mise à jour: 28/08/2003